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Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis.

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MessageSujet: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Ven 12 Aoû - 20:33

◊Quelque chose qui me démange. Où est-ce ? Je me retourne plusieurs fois dans mon lit, espérant que mes esprits me reviennent assez vite. Sa y est, je sais. C'est mon pied qui me démange. J'y appose mes ongles vernis de noir et commence a me gratter. Tous de suite sa va mieux ! Je savais que j'aurais dût être levée depuis longtemps, mais j'étais trop fatiguée pour le faire. la journée de la veille avait été fatigante et le besoin d'un long repos c'était fait sentir. Mais je ne pouvais pas me prélasser toute la journée, mon devoir de reine m'attendait. Des fois j'enviais Ashling, mon petit frère, ne n'être que prince. Toutes les responsabilités pesaient lourd sur mes épaules.
◊ Dans un soudain regain d'énergie, je poussai ma couverture sur mes pieds et m'assit dans mon lit. Heureusement, le ciel était bleu, cela m'éviterais d'être de mauvaise humeur. Car oui, la pluie me rend aussi maussade qu'elle. C'est un trait de caractère étrange, mais personne ne s'en ai jamais plaint. Dieu sait si je ne suis pas une personne commune, et j'adore cela. On dit de moi que je ne suis pas très chaleureuse et que mon physique teinté de noire n'aide pas vraiment a penser le contraire. Tous cela me fait bien rire.
◊ Je me levai finalement. Mais toujours lentement, pour savourer les derniers moments de calme de la journée. Alors que je n'avais strictement rien demander, une servante apparut. Encore une chose dont j'avais horreur ! Je n'étais plus une enfant et ces attentions surprotectrices me mettaient le nerfs en boules. Cependant je ne dit rien et me contenta d'observer la femme s'agiter. Elle m'apporta un petit déjeuner, une robe bleue, tout en sachant bien que je ne la porterais pas, et une vasque avec de l'eau pour ma toilette. Puis elle m'invita a me lever, pour ensuite faire mon lit. Pour ne pas la gêner dans son travail, j'obéis, mais ne fit rien de plus. Si elle comptais que je ne prène pas en compte sa présence, elle rêvait. Je ne ferais mes ablutions que lorsqu'elle serait partie.
◊ Avec un regard lourd de sous entendus, la jeune servante quitta la pièce. Enfin ! J'allai me passer de l'eau sur le visage et en profita pour remettre de l'ordre dans mes cheveux ailes de corbeau. Je constata en m'observant dans le miroir que ma peau c'était quelque peu halée, un fait rare, elle était d'ordinaire très blanche. Mes yeux, eux, étaient verrons, un noir et un bleu ciel. Ce physique m'avait d'ailleurs valu des tas de surnoms dans mon enfance. Mais encore une fois cela ne me touchait que très peu. Les gens qui méritaient mon amitié étaient ceux qui allaient chercher plus loin que mon physique. Puis je n'étais pas si moche que cela, quand on faisait abstraction des bizarreries de mon corps.
◊ Une fois tous cela finit, j'enfilai une robe noire, ma préférée, et sortit dans le jardin sans même toucher a mon petit déjeuner. Pourquoi d'ailleurs ce repas existait-il ? Enfin, tant pis. Gawayn ne c'était pas encore manifesté. Ouf ! Encore une fois, être collée sous prétexte que je n'étais pas capable de me défendre seule. Il m'arrivait souvent de lui fausser compagnie, pour me retrouver seule. En faisant cela on me prenais souvent pour une gamine qui fait des fugues. Mais encore une fois, tous cela glissait sur moi, personne n'était a ma place et ne pouvait comprendre ce que je ressentais. Chassant ces mauvaises pensées, je me mit a flâner sur l'allée de cailloux blancs.




Dernière édition par Enjeru Shiro le Ven 28 Oct - 12:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Dim 14 Aoû - 13:31

Le ciel est un immense
terrain de jeu.


Aujourd'hui, Gawayn s'était réveillé tôt, avant même le levé du Soleil. Fait rarissime pour lui, étant donné son adoration pour les bras de Morphée. Mais il ne s'était pas levé par plaisir, juste parce que le sommeil le fuyait et qu'il avait horreur de se tourner et se retourner dans son lit. Le soldat était alors souvent irritable pour le reste de la journée. Son devoir de protéger la Reine lui devenait quasi insupportable, obligé de coller au train d'une souveraine tout à fait capable de se défendre toute seule. Cependant, Gawayn ne laissait pas ses émotions le diriger et il restait tout de même aux côtés d'Enjeru. C'était pour son bien, de plus, elle avait déjà assez de choses en tête et veiller à sa propre sécurité lui ajouterait un poids supplémentaire.
Comme à son habitude dans ces cas-là, Gawayn s'était rendu au terrain d'entraînement, histoire de se défouler un maximum avant de reprendre son rôle auprès de la Reine. Mais cette fois-ci, rien n'y avait fait, il n'arrivait pas à déstresser. Le Soleil avait pointé à l'horizon depuis deux, voir trois bonnes heures. Enjeru aurait déjà dû se lever mais de toute façon, Gawayn n'avait pas envie de se presser. Toujours sur les nerfs, il pourrait dire ou faire des choses qu'il regretterait par la suite. Pour se calmer, il décida d'aller au Jardin des Milles Senteurs.
Il déambula quelque temps dans les allées puis aperçu au loin un aigle, planant entre les nuages. Il lui prit alors l'envie de retrouver cet oiseau, et c'est ce qu'il fit. Il plana au dessus de l'aigle, admirant par la même occasion le paysage, le rapace accéléra alors, se demandant quel intrus osait troubler son vol. Gawayn, ne pensant plus à rien d'autre qu'à voler, poursuivi l'oiseau. Le prédateur était désormais une proie, et Gawayn se prit à ce jeu du chat et de la souris. Il avait retrouvé sa bonne humeur en un rien de temps et cette course folle lui rappella ses jeux avec Nial, son faucon. Ce dernier était décédé depuis nombres d'années mais Gawayn ne s'était jamais décidé à en prendre un autre. Pourtant, Dieu sait que les faucons vendus par ses parents sont très réputés, et qu'il aurait pu aisément en avoir un autre, sans avoir à payer des prix exorbitants.
Le soldat passa bien une heure à jouer ainsi avec le rapace, le temps de retourner à la cité flottante était venu et c'est à contre coeur que Gawayn fit demi-tour. Si la souveraine s'était réveillée entre temps, on a dut le chercher pour le rappeler à l'ordre et le sommer de se rendre auprès de la Reine. Gawayn se posa délicatement dans le jardin, les petits graviers blancs crissèrent sous ses pieds, puis le silence revint. Il flâna un peu, par-ci, par-là. Presque imperceptiblement, les fenêtres de la chambre de la Reine s'ouvrirent avec un léger bruit grinçant, indiquant qu'Enjeru était levée. Gawayn poussa un soupir, il allait devoir reprendre son rôle sur-protecteur. Cependant, il décida d'attendre et de ne pas se montrer tout de suite. Ainsi, Enjeru aurait le temps de souffler. Même si elle ne lui avait jamais dit en face, Gawayn savait qu'elle détestait être collée. Ce qui était justement le job du soldat. Parfois, elle arrivait à s'éclipser et à sortir du palais. Tout le monde disait d'elle qu'elle était impulsive, enfantine et capricieuse, mais Gawayn savait que ses "caprices" étaient dû à son rôle. Lorsqu'elle en avait par-dessus la tête, elle fuguait. Elle était encore jeune, et Enjeru était renfermée et ne se confiait que très rarement. Pas étonnant que la pression devenait parfois trop forte.
Tout en réfléchissant, Gawayn s'était allongé sur une branche, profitant du calme avant la tempête. Être aux côtés de cette chère Reine n'était pas de tout repos. Pas étonnant que le soldat soit de mauvais poils s'il ne dormait pas. Les fleurs du jardin étaient sublimes, exhalant des parfums plus enivrant les uns que les autres. Mais le calme fût bientôt troublé par des pas sur l'allée. Ces pas, Gawayn aurait put les reconnaître entre mille, voir plus. Ces pas, ils appartenaient à Enjeru. Le soldat ne fut en aucun cas surpris par la présence de la jeune Reine en ce lieu. Elle aimait beaucoup ce jardin et venait souvent se balader ici. Les pas se rapprochèrent. Gawayn s'assit sur sa branche et observa avec un sourire Enjeru flânant dans l'allée. Elle était dans un de ces moments où elle était calme et rêveuse. Cet air pensif la rendait encore plus belle qu'elle ne l'était déjà. Gawayn l'avait toujours trouvé jolie, avec ses yeux vairons si particuliers qui renforçait le fait qu'elle était unique.
Enjeru passa tranquillement, sans remarquer la présence de son garde du corps. Ce dernier avait le choix entre deux possibilités : aller lui parler, ou rester sur sa branche. Après quelques minutes de réflexion, il décida d'aller la rejoindre. Bien qu'il sache pertinemment que ça n'allait sans doute pas plaire à Sa Majesté. D'un mouvement souple, il descendit de son perchoir. Il s'étira longuement avant de se rendre compte qu'Enjeru avait disparu de son champs de vision. Gawayn s'éleva puis la rejoignit dans le tournant. Il se posa à ses côtés.

— Bonjour Majesté... Vous avez bien dormi ?

Cette dernière question était plus de l'ironie que de la politesse. À l'heure où elle s'était levée, elle devait avoir drôlement bien dormi, ou en tout cas, plus que Gawayn cette nuit.


Dernière édition par Gawayn R. Keith le Ven 26 Aoû - 14:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Jeu 18 Aoû - 13:17

◊Je marchais tranquillement sur l'allée de cailloux blancs, observant mes fleurs. Ces plantes magnifiques aux milles senteurs et couleurs étaient ici grâce a moi. Même si je n'avais pas le temps de m'en occuper moi même tous les jours, je prenais quelque fois le temps de le faire. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j'avais toujours nourrit de l'amour pour les fleurs. Peut-être parce qu'elle étaient colorées et inspiraient au bonheur. Tous le contraire de moi.
◊Ma longue robe trainait sur le sol, produisant un bruit très particulier. Il faisait particulièrement chaud ce matin. Puis je me rappela qu'il était presque midi, c'était donc normal que la température se réchauffe. Heureusement pour moi, l'arbre centrale avait des immenses branches et leur ombre arrivait jusqu'à moi. Mettre du noir n'était pas toujours un choix judicieux... Enfin tant pis.
◊ Je continuait mon chemin, tout en me sachant observée. Je ne savais pas vraiment ce qui me faisait dire cela, peut-être les frissons sur ma peau. Mais cela ne me dérangeait pas plus que cela dans ma promenade matinale, puisqu'il devait s'agir de Gawayn ou de mon frère. Je n'avais d'ailleurs pas vu se dernier depuis un moment.
◊J'aurais bien voulu faire durer ce moment encore plus longtemps, mais je ne pouvais pas. Malgré tous, je continuais mon chemins à pas tranquilles. Ces pas justement, me guidèrent jusqu'au plus près de l'arbre. Je le considérait un moment, ma main sur son tronc calleux. Quelques fourmis passèrent, sans se soucier de ma présence et j'en sourit. Puis je rebroussait chemin. Soudain, un mouvement attira mon attention.
◊ Gawayn venait de descendre de l'arbre avec son agilité coutumière. Je ne put m'empêcher de l'observer d'un œil avant de m'éloigner. Il s'étira, pendant que je disparaissait de son champ de vision. Je savais très bien qu'il me rejoindrais. Ce matin, sa présence ne me déplaisait pas, car avant d'être mon garde du corps, fonction déplaisante, il était mon ami. Un bien séduisant ami, je devais le reconnaitre. Mais mon sale caractère n'aidait pas vraiment a lui rendre son métier agréable tous les jours. Son rôle tenait de celui de nourrice. Une nourrice armée et musclée..
◊ Le jeune homme aux cheveux roux m'avait, comme je l'avais prédit, rejoint. En volant visiblement. Dans un bruissement il se posa a mon cotés. Je vit a ses yeux qu'il n'avait pas beaucoup dormit. Peut-être avait-il des problèmes.. Mais cela me gênais de lui poser des questions sur sa vie privée. Ce qui ne devait pas être son cas, car il me dit d'un ton railleur :

-Bonjour Majesté... Vous avez bien dormi ?

◊L'ironie ne me vexa pas et je lui sourit. J'avais évidement très bien dormit, même trop peu a mon goût. J'en rit intérieurement. Je décidait même de répondre a sa raillerie, car lui, ne semblais pas avoir bien dormit. J'étirai un peu mes ailes avant de lui lancer :

-Tu ne peux pas t'imaginer a quel point ! Un sourire en coin apparu sur mes lèvres.Et toi Gawayn, tu as bien dormit ?


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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Mer 24 Aoû - 23:02

En compagnie de
la Reine.


Enjeru lui sourit. Visiblement, elle était de bonne humeur, ce qui allait un peu faciliter le travail du soldat. En réponse, il lui envoya un sourire un coin accompagné d'un regard rieur, mais néanmoins fatigué.

— Tu ne peux pas t'imaginer à quel point ! Un sourire en coin apparu sur ses lèvres. Et toi Gawayn, tu as bien dormi ?

Il ria doucement, sachant pertinemment où la jeune Reine voulait en venir. Elle avait remarqué que sa nuit à lui n'avait pas dû être longue. Il soupira mais d'un autre côté, il était heureux. Ces railleries mutuelles prouvaient que la Reine était plutôt joyeuse. Gawayn appréciait ces moments, un peu trop rares à son goût, où il était seul avec elle, entre amis et non entre soldat et souveraine.

— Tu sais très bien que j'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. Lança-t-il.

Comme pour appuyer ses propos, il ne pût s'empêcher de bailler à s'en décrocher la mâchoire. Il envoya ensuite un sourire à sa jeune Reine. Puis continuant de marcher, il leva les yeux et observa les oiseaux survolant le jardin. Il avait encore envi de voler à leurs côtés et cela transparaissait dans ses yeux. Ses ailes frémirent à l'idée d'aller les rejoindre. La sensation de fendre l'air était vraiment quelque chose qu'il affectionnait particulièrement, le sentiment de liberté faisait aussi parti de ces quelques choses qu'il adorait.
Il soupira, sachant pertinemment qu'il ne pourrait voler de nouveau à sa guise avant plusieurs jours. Gawayn jeta un coup d'oeil à Enjeru. Ils continuaient leur marche, tranquillement. Le jeune homme était perdu dans ses pensées. Il ne savait pas quel sujet de conversation aborder, puis il se rappela que le Soleil approchait du milieu de sa course. Ne voulant pas contrarier la Reine, il ne le fit pas remarquer. Le soldat souvint aussi qu'aujourd'hui, Enjeru avait la visite diplomatique d'un souverain étranger, ou un truc du genre. Cependant, il ne savait pas à quelle heure devait se dérouler la rencontre.

— Désolé de te dire ça mais... La visite diplomatique prévue pour aujourd'hui, elle est à quelle heure ?

Le ton de cette phrase était assez inquiet, il avait peur d'avoir gâché un de ces moments de paix. Il regarda Enjeru en appréhendant sa réaction, et en espérant qu'elle ne lui en voudrait pas. Il espérait aussi que la visite soit aussi tard que possible, de cette façon, il pourrait lui proposer de se dégourdir un peu les ailes. Étant donné que cette journée était déjà bien avancée, que la reine en fasse plus ou moins, ça ne serait pas très grave.


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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Ven 28 Oct - 12:45

Gawayn rit doucement. Il avait parfaitement compris ma taquinerie. Même si il soupira, je compris qu'il était heureux. Je l'étais aussi, a vrai dire. Les journées qui commençaient aussi bien que celle-ci étaient rares et autant en profiter. Puis Gawayn était enfin au près d'elle comme un ami et non pas comme du garde du corps. Ce qui changeait de d’habitude.

— Tu sais très bien que j'ai presque pas fermé l’œil de la nuit. Me lança-t-il.

Bien évidement que je le savait. Et comme pour me prouver son état, l'ange baillât. Un long bâillement qui me prouva, même si c'était inutile, qu'il était effectivement mort de fatigue. Je suppose qu'on a tous nos moments comme ça. Tout en continuant de marcher, il me lança un sourire dont il avait le secret. Alors que mon garde du corps regardait le ciel et sa multitude de bleus magnifiques, je l'observait. Je me demandait comment il faisait pour être toujours de bonne humeur et avoir toujours le sourire. Était-ce juste une façade ? Sans doute pas, en ayant vécu longtemps avec lui, je ne l'avais jamais vu triste. Du moins en apparence. L'impression d'être une bien piètre amie m'envahit. Je n'avais jamais été capable d'écouter la tristesse de mon ami. Oui, vraiment j'étais trop nombrilique.
La vision de l'ange roux qui semblait captivé par les cieux me tira de ma torpeur avec un sourire. Puis il cessa. Absorbé par ses pensés, il marchait a mes cotés, sans rien dire. A vrai dire, je n'avais pas vraiment envi de parler, savourant le soleil de midi. La vie diplomatique m’appellerais bientôt et je n'en avait pas vraiment envi.
Gawayn semblait avoir quelque chose a lui dire. Mais il n'osait sans doute pas. Encore une chose a changer chez moi, mes sauts d'humeur permanents amenaient mes proches a ne plus oser me dire les choses, de peur de me fâcher. J'avais beau me dire que je rattrapait mon enfance perdue, je ne pourrais pas éternellement me raccrocher a cette excuse minable.

— Désolé de te dire ça mais... La visite diplomatique prévue pour aujourd'hui, elle est à quelle heure ?Demanda-t-il finalement, sur un ton qui me semblait inquiet.

Cette fichue rencontre avec un diplomate étranger. Elle m'était complétement sorti de la tête. Je me forçait a garder pour moi la mauvaise humeur qui m'avait envahit. Il me semblait qu'elle avait lieu dans quelques heures. J'avais encore le temps, autant en profiter. Puis ce n'était pas tous les jours que j'avais mon ami Gawayn a cotés de moi et non pas mon garde du corps Gawayn.

-On a encore le temps, elle ne commencera pas avant deux ou trois heures. Tu sais, les autres gens de pouvoirs sont tous comme moi, il leur faut du temps pour se préparer ! Dit-je avec un demi sourire.

Puis un petit rire me prit. J’eus une soudaine envie de bouger. Mes ailes se déplièrent, comme pour répondre a mon attente muette. Le vent fit vibrer les plumes noires et ceci m'arracha un sourire d'impatience. Je savais pertinemment que Gawayn n'attendait que ça, lui aussi. Mon garde du corps avait toujours aimé voler. Je lui décrochai un grand sourire et pris mon envol.
C'était vraiment un temps parfait pour voler. Je laissai éclater ma joie et en enchainant des petites pirouettes et piqués. Souvent, je me demandait comment les autres peuples faisaient pour supporter la vie a terre. En plus d'être très agréable, voler était quand même bien plus pratique et rapide que marcher.
Je pris le temps d'observer la ville en contrebas. Ma ville. Souvent je ne me rendait pas compte que toutes les vies qui se trouvaient là dépendaient de moi. Voilas qui remet un peu de plomb dans la tête. Je volai sur place, pour attendre Gawayn.

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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Ven 28 Oct - 14:44

Le ciel est
à nous.


Enjeru ne cilla pas, mais le jeune homme comprit qu'elle était contrariée. Même si elle se forçait de garder cette mauvaise humeur pour elle, Gawayn, au fil des ans passés à ses côtés, savait décodé son humeur. Il n'aurait peut-être pas dû lui parler de cette visite diplomatique. Il se mordit le coin de la lèvre inférieure, un tic qu'il avait depuis toujours lorsqu'il était inquiet ou appréhendait quelque chose. Les sautes d'humeur de la souveraine étaient aussi brusques qu'un orage d'été, ce qui incitait les gens à bien peser leurs paroles avant de lui dire quoi que ce soit. Même Gawayn devait parfois y faire attention, car personne ne sait comment Enjeru pourrait réagir à telle ou telle remarque.
Le jeune Misuto sortit de ses pensées lorsque la demoiselle prit la parole.

— On a encore le temps, elle ne commencera pas avant deux ou trois heures. Tu sais, les autres gens de pouvoir sont tous comme moi, ils leur faut du temps pour se préparer ! Lança-t-elle avec un demi-sourire.

Un petit rire franchit les lèvres d'Enjeru. Gawayn sourit, ce rire n'était pas franchement joyeux mais il s'en fichait un peu, entendre la jeune femme rire ne pouvait que contribuer à la bonne humeur du Misuto.
Les ailes noires de la jeune Misuto se déplièrent et le vent en fit vibrer les plumes. Gawayn comprit où Enjeru voulait en venir et il fût ravi de voir qu'ils n'attendaient que ça tous les deux. Elle lui envoya un grand sourire, comme elle n'en fait que rarement, puis s'envola. Il ne put lui aussi s'empêcher de sourire, heureux de constater qu'elle avait retrouvé sa bonne humeur.
Le jeune homme ne décolla pas tout de suite, admirant le ciel bleu dénué de nuages. Il sût que cette journée allait être exceptionnelle, déjà, elle avait très bien commencé, et Enjeru était heureuse et elle laissait éclater sa joie. Battant doucement des ailes, Gawayn prit son envol puis suivit la jeune femme, de loin d'abord, pour observer ses piqués et ses pirouettes. Il ne pût s'empêcher de rire. Enjeru n'était que rarement dans un état comme celui-ci, elle était trop renfermée et morose, et la voir s'amuser comme cela était un plaisir pour son garde du corps.
La reine se calma un peu puis observa la ville en contrebas, instinctivement, Gawayn fit de même, avant de reposer ses yeux sur Enjeru. Cette dernière volait à présent sur place, elle semblait l'attendre. En quelques puissants coups d'ailes, le Misuto prit de la vitesse. Il ne ralenti pas à l'approche d'Enjeru. Il étendit ses ailes puis il se tourna et frôla la jeune femme en se mettant sur le côté. L'air vibra et Gawayn éclata de rire en revenant vers elle grâce à une pirouette. Peu de gens étaient aussi précis que lui dans les airs et ceci grâce à ses longues heures de vol avec son faucon.

— Ça va ? Pas trop secouée ? Demanda-t-il en riant.

Il se calma ensuite un peu, mais un sourire persistait sur son visage. Gawayn était constamment joyeux, mais cependant, de rares fois, ce n'était qu'une façade. Une façon pour lui de cacher ses peines. En revanche, s'il lui arrivait d'être triste, cela ne durait pas longtemps lorsqu'il était aux côtés d'Enjeru. Même si le caractère de la souveraine ne l'aidait pas vraiment, le garde du corps ne pouvait rester plongé dans la tristesse et préférait sourire que pleurer. Se disant que la Reine n'avait pas que ça à faire que d'écouter ses plaintes mélancoliques.

— Tu sais Enjeru, je préfère nettement quand tu es joyeuse. Tu devrais être comme ça plus souvent, ton devoir serait sûrement moins lourd à porter. Dit-il en la regardant dans les yeux, avec un sourire rassurant.

Il se demanda soudain ce qui lui avait prit de dire ça. Trop de laisser aller ? Peut-être, mais puisqu'ils sont entre amis, autant en profiter. Balayant ces pensées, Gawayn, les mains sur les hanches, observa l'horizon. Cette ligne bleutée, seule limite au paysage. Il regarda ensuite le nuage des Misuto, puis le territoire se trouvant en dessous. Le nuage se trouvait au Sud-Est de l'île, au dessus du territoire Shinrin, mais la limite avec le désert était visible et l'Océan Intérieur aussi. La forêt diminuait peu à peu, laissant place à des prairies, puis le sable apparaît et le désert commençait. Une idée traversa l'esprit du jeune homme en voyant les reflets du Soleil sur l'eau de la mer intérieure. Le nuage se dirigeait d'ailleurs vers cette étendue d'eau.
Gawayn, ayant une idée, se retourna ensuite vers Enjeru et lui prit la main pour l'entraîner derrière lui. Il prit de la vitesse et se dirigea vers la berge bordant l'Océan Intérieur.

— Un plongeon ça te dit ? Lança-t-il à Enjeru malgré la vitesse et le vent. Mais faut se dépêcher si on veut être de retour à l'heure !

Gawayn regarda Enjeru par dessus son épaule et sourit. Il resserra sa prise sur la main de la jeune Misuto pour ne pas la lâcher, tout en accélérant l'allure.

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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Dim 4 Mar - 14:28

Gawayn prit le temps d'observer le ciel clair avant de prendre lui aussi son envol. Je me dit que la condition des Misutos était quand même enviable. Si j'avais été Shinirin ou Tatsumaki, mon plus grand rêve aurait été de voler. Et j’étais heureuse de pouvoir le réaliser tous les jours de ma vie. Les battements d'ailes de mon garde du corps se firent plus puissantes et sa vitesse de vol augmenta ainsi considérablement. Il ne ralentit pas a mon approche, mais aucune crainte ne me vint, parce que je savait très bien quelle manœuvre il allait effectuer. Il me donna raison au moment ou il me croisa. Il étendit ses ailes et me frôla, le corps pivoté sur le cotés. Les vibrations sonores de l'air fendu par l'ange roux étaient désagréables, mais le rire de Gawayn quand il me rejoint dissipa cette gène.

— Ça va ? Pas trop secouée ? Demanda-t-il en riant.

Je ne répondit rien a cela, mais me contenta de répondre au sourire rayonnant qu'il affichait. Gawayn était toujours souriant et c'était une qualité que j’aimais particulièrement chez lui. Ce dernier sembla perdu quelques moments dans ses pensées. Je ne l'en extirpai pas, me contentant de battre des ailes a un rythme régulier. Puis un petit vent se leva, venant du sud constatais-je. Mon garde du corps leva soudain les yeux sur moi.

— Tu sais Enjeru, je préfère nettement quand tu es joyeuse. Tu devrais être comme ça plus souvent, ton devoir serait sûrement moins lourd à porter. Dit-il en me regardant dans les yeux, avec un sourire rassurant.

Je souris a mon tour. Il avait tout a fait raison. Mais cela piquerait mon ego de lui répondre qu'il avait raison. Je hochait juste la tête pour le lui faire comprendre. Le jeune homme laissa de nouveau son regard se perdre dans la contemplation du paysage et je fit donc de même.
Le vent souleva quelques mèches de mes cheveux et vint y mettre le bazar. je pût constater qu'il soufflait sur la terre ferme et sur tout le nuage citée, car celui-ci se déplaçait plus rapidement qu'a son habitude au dessus de l'île. La forêt Shinrin étalait son manteau vert juste en dessous de nous. Mais vue notre vitesse relativement rapide, la dame verte laissa vite place au désert, puis la mer intérieure, le territoire des Oshan fût en vue. Si tous ce passait bien, le nuage géant passerait bientôt au dessus d'elle.
Gawayn semblait avoir une idée en tête. Et en effet, il finit par me prendre la main et donner quelques puissants battements d'ailes pour prendre la route des berges de la mer intérieure, m'entrainant dans son sillage. Très vite je compris que c'était une invitation a la baignade.

— Un plongeon ça te dit ? Me lança-t-il malgré la vitesse et le vent. Mais faut se dépêcher si on veut être de retour à l'heure !

Il me regarda par dessus son épaule et sourit de nouveau. je fût surprise d'entendre un rire franchir la barrière de mes lèvres. Mon garde du corps resserra sa prise sur ma main. Je donnait quelques battement d'ailes bien sentis pour positionner mon vol a son niveau. Gawayn était sans aucuns doutes plus habile et plus endurant que moi en vol, mais mes ailes étaient assez puissantes pour le suivre sans difficultés au moins jusqu'à la terre ferme de l'île. Le paysage défilait très rapidement en dessous de nous si bien qu'il me fût impossible de distinguer nettement ou nous nous trouvions exactement. J'étais seulement consciente du temps qu'il nous faudrait encore pour atteindre l'eau. L'air vibrait a mes oreilles. La sensation était grisante, comme a chaque fois.
Très vite, l'eau se trouva a quelques mètres en dessous de nous. Instinctivement, j’arrêtai de battre des ailes et rabattit ces dernière contre moi pour me laisser glisser dans l'air. Je m'orientait de façon a prendre une vitesse de vole raisonnable. Rencontrer l'eau a la vitesse que nous étions capable d'atteindre en piqué n'aurait pas été une idée franchement judicieuse.
Je lâchait la main de Gawayn en lui adressant un sourire. Puis sans attendre de savoir s'il me suivait ou pas, je plongeai dans l'eau claire de la mer.


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MessageSujet: Re: Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis. Lun 5 Mar - 16:43

Plongeon
rafraîchissant.


La jeune femme se contenta de hocher la tête pour faire comprendre à Gawayn qu'il avait raison. Il décoda parfaitement ce geste, connaissant assez bien son amie pour savoir que son ego n'était pas infime.
Le soldat se perdit de nouveau dans la contemplation du paysage. Le vent qui s'était levé jouait avec ses cheveux, et faisait de même avec les mèches d'Enjeru. Le nuage des Misuto se déplaçait plus rapidement qu'à l'ordinaire. La mer des Oshan fût bientôt en vue. Soudain, le jeune homme eu une idée et s'empara de la main de la jeune Reine. En quelques puissants coups d'ailes, il prit la direction de l'étendue d'eau, entraînant Enjeru à sa suite. Il lui parla par dessus son épaule puis lui lança un sourire.
A la plus grande surprise de Gawayn, la jeune femme ria de bon cœur. Il en fut heureux mais ne ralenti pas pour autant. Resserrant son emprise sur la main d'Enjeru, il garda le rythme effréné qu'il avait adopté depuis le début. La jeune Reine donna de puissants battements d'ailes pour revenir à son niveau. Le soldat était parfaitement conscient de ses aptitudes au vol, mais il savait aussi qu'Enjeru était capable de le suivre sans difficultés sur une distance pas trop importante, au moins jusqu'au sol.
Toujours main dans la main, les deux jeunes gens volaient en direction du domaine des Oshan. Sous eux, le paysage n'était que des masses de couleurs défilant à toute vitesse. Ils savaient juste où ils allaient, et combien de temps ils auraient besoin pour l'atteindre. L'air leur battait le visage, emmêlait leurs cheveux, mais la sensation était enivrante. Gawayn en était convaincu, s'il n'avait pu voler, il lui aurait manqué une part de lui-même.
L'eau était à présent proche. Enjeru, arrêtant de battre des ailes, les rabattit contre elle et se laissa glisser dans l'air. Elle garda néanmoins une vitesse de vol raisonnable pour ne pas entrer dans l'eau avec la vitesse qu'elle pouvait atteindre en piqué. Le Misuto roux l'imita et resta à sa hauteur. Puis la jeune femme lui lâcha la main et lui envoya un sourire, avant de plonger dans la Mer Intérieure.
Le soldat fit de même et entra dans l'eau la tête la première. Qu'est-ce que cela pouvait lui faire du bien. Finalement, être Oshan ne devait pas être si mal mais voler était quand même un plaisir sans égal. Il nagea un peu sous la surface, les yeux ouverts, et observa un instant les poissons et les coraux multicolores. Il se retourna ensuite et jeta un coup d'œil à Enjeru. Il remonta ensuite à la surface et avec un battement d'ailes, il prit son envol, ne restant qu'à quelques mètres de la mer.

— Wouah qu'est-ce qu'elle est bonne ! Lança-t-il avec un sourire avant de rajouter plus pour lui-même. Ça faisait longtemps que j'me suis pas baigné ici tiens.

Il s'approcha rapidement le bord et s'y posa. Il enleva son haut et ce qui pouvait le gêner et ne garda que son pantalon. Plus à l'aise ainsi, il reprit un peu d'altitude et de vitesse. Il vola à ras de l'eau, fendant l'air. Ses mouvements d'ailes déplaçaient des masses d'airs et créaient des vagues à la surface. Il adorait faire des acrobaties et sa condition physique lui permettait d'en faire d'innombrables.
Avec un looping, Gawayn vint se placer au dessus d'Enjeru, un peu en arrière, à bonne distance tout de même pour ne pas qu'elle le remarque. Soudain, il fonça sur elle avec un regard taquin et il l'attrapa par la taille. D'humeur joueuse, le jeune homme laissa un rire s'échapper puis il plongea dans l'eau, forçant Enjeru à faire de même. Le Misuto se laissa un peu couler avant de rouvrir les yeux et de constater que leurs visages étaient très proches. Il resta un instant interdit, n'ayant pas prévu cela puis, commençant à manquer d'air, il desserra un peu son étreinte et remonta vers la surface. Quelques couleurs étaient apparues sur ses joues et il avait un tourné la tête pour ne pas qu'Enjeru le remarque. Bien sûr, il avait déjà été aussi proche d'elle mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent cependant, il n'aurait su dire quoi. Bref, cette proximité le gênait plus qu'il ne l'aurait voulu.

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Dans un grain de sable on peux voir un monde Dans chaque fleur des champs le Paradis.

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